Le jour où je suis devenue ma mère. 

Non pas Parce que j’ai perdu 20 kilos autour de l’été. Déjà j’en ai pas pris, malgré le régime à base de mozzarella et charcuteries italiennes, autant dire que cela relève d’un véritable exploit.

Nous sommes rentrés le 19 août. Le 25 août, jai réservé les vacances au ski. Voilà. Je suis ma mère. En même temps c’est la sœur de JBL qui m’a dit qu’il fallait le faire NOW pour profiter des 20% de réduction. Et comme elle nous a convaincu de partir en club (« nous on part en club » qu’elle a dit), 20% de réduction représentent quand même 700€.

Les valises meme pas défaites, je me suis donc plongé dans l’organisation du ski : le matos, les cours à l’ESF, Et la préparation psychologique à aller au club. J’aime pas le club. La piaule de 26m2 à quatre, le m’as-tu-vu, les GO, les horaires du petit déjeuner, ceux du dîner… les vêtements à emporter « pour le soir » « pour la soirée mousse » ça me rappelle un peu mon week end d’intégration, sauf qu’on ne commencera pas à picoler dans le bus – j’espère.

Mais il y aussi des avantages non négligeables : le mini club, l’accompagnement des enfants à l’ESF, les GO qui les récupèrent pour le dej Et les gardent jusqu’à ce que tu termines ta journée de ski, et le fait que je n’aurai pas à faire la popote le soir.

Malgré mes a priori je me suis donc laissée convaincre. Mon regret principal c’est que ma belle sœur n’a pas voulu qu’on prenne l’option open bar – 98€/ adulte la semaine. Pas rentable a-t-elle dit – Chiche ?! A-t-on répondu. La discussion en est restée là pour l’instant…

La semaine au club est réservée. Pour l’open bar on verra sur Place 🙂

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Un petit tour aux urgences

La journée a commencé comme n’importe quel dimanche. Réveil à 7h30 (lesMogwaïs font la grasse mat, mais PAS quand elles sont avec nous), départ au marché 10h30, et la promesse d’une chouette dernière après midi de vacances après la sieste.

A 12h, M a voulu m’aider à cuisiner. On a sorti l’opinel, rappelé les règles de sécurité, sorti les tomates, et elle s’est mise à couper juste à côté de moi. Il coupe fort ce couteau a dit la belle-mère en passant. « Il faut apprendre », lui a-je répondu, « et je suis à côté ». Pour le dernier quartier de tomate, M a mal positionné ses doigts, au moment où je vérifiais la recette, le couteau a glissé. Je l’ai vu retirer sa main, en vitesse. Trop tard, j’ai su tout de suite que c’était trop tard. Je ne pensais pas, par contre, que le couteau aurait traversé l’ongle et la chair. j’ai réussi à dire « va chercher la voiture, il faut l’emmener à l’hôpital » et on a enchaîné de façon très mécanique.

On a eu de la chance, ma belle-mère, ancien médecin à la tête froide a géré le pansement et m’a rassuré tout de suite sur la situation. Je passerai mon moment de honte quand j’ai réalisé que je n’avais pas de sparadrap, et que j’ai fixé les compresses stériles avec du masking tape merry christmas. Premiers soins de qualité. Un passage aux urgences, trois points de suture et une grosse poupée sur le doigt plus tard, on en prend pour 12 jours d’infirmière à domicile, mais ma louloute gardera son doigt entier. Il n’y a pas mort d’homme, ça aurait pu être bien pire.

Je culpabilise. Parce que ce couteau, c’était mon idée de cadeau d’anniversaire, parce que les tomates ça glisse et que tout le monde le sait, parce que l’on nous rabâche qu’il faut accompagner les enfants à faire comme les grands et que je suis toujours à encourager quand JBL me dit que parfois il faudrait peut être les freiner… Une seconde d’inattention, trois points de suture. Je me rassure en cette veille de rentrée : c’est la main gauche, elle pourra tenir son crayon, et j’espère qu’elle me pardonnera d’avoir raté sa carrière de mannequin main.

C’est juste que cette dernière journée de liberté, on l’a un peu ratée, et on en a pas trop profité. Demain c’est la rentrée, classe double niveau de moyens-grands. On part sur des chapeaux de roue avec une semaine de 5 jours sans sieste, c’est dommage que cette dernière journée détente ait été transformée en journée stress.